Le Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’Ambassade de France au Cambodge met en œuvre un ensemble de projets et de programmes dans le cadre des accords de coopération qui existent entre les deux pays, dont l’actuel Document Cadre de Partenariat, de septembre 2005. Ces projets sont mis en œuvre sur la base d’une programmation annuelle.
Leur réalisation et leur suivi sont placés sous l’autorité des administrations partenaires bénéficiaires, appuyées par des assistants techniques et volontaires internationaux, au nombre de trente et un au 1er janvier 2008. Par ailleurs, des enveloppes de crédits sont disponibles, permettant, en complément aux projets, d’assurer la prise en charge de bourses de formation, de stages et d’expertises. Alors que les actions d’ordre culturelle et artistiques relèvent du Centre culturel français, placé sous l’autorité administrative du SCAC.
Le Document Cadre de Partenariat (DCP) fixe le cadre de la coopération franco-cambodgienne pour cinq ans (2006-2010). Il fait l’objet d’une évaluation en janvier 2007.
Ce document, référence des choix de coopération bilatérale Cambodge et de la France, fixe les actions, projets et programmes autour de trois axes :
L’appui à l’état de droit et à la bonne gouvernance – renforcement de la formation des cadres, mise en place des conditions de l’application effective de la règle de droit,
Les secteurs transversaux de l’aide publique française – l’enseignement supérieur et la recherche, la promotion de la diversité culturelle et de la francophonie, la structuration de la société civile.
La réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement dans des secteurs déterminés par les besoins les plus urgents du Cambodge – agriculture et sécurité alimentaire, santé et lutte contre le sida, environnement et biodiversité. Il s’agit des projets mis en œuvre par l’Agence française de développement.
Outre ses contributions aux institutions et organisations multilatérales (Union Européenne, OIF etc.), la France, pour les années passées (2001-2005), a consacré près de 112 M€ à l’aide publique bilatérale au développement en faveur du Cambodge.
Le Fonds de solidarité prioritaire (FSP) est l’instrument de l’aide-projet du Ministère des Affaires Etrangères. Il a pour vocation de financer, sous forme de dons, l’appui apporté par le ministère des Affaires étrangères aux pays de la zone de solidarité prioritaire (ZSP) en matière de développement institutionnel, social, culturel et de recherche. La programmation de chacun des projets ainsi financée est pluriannuelle.
Projets FSP CAMBODGE :
| INTITULE | MONTANT |
|---|---|
| Appui à l’Université des Sciences de la Santé | 778 000 € |
| Conservation du Patrimoine Angkorien et développement durable | 2 692 000 |
| Appui à l’Etat de Droit | 832 905 € |
| Appui à l’enseignement du français | 1 552 000 € |
| Appui à la modernisation de la Fonction Publique | 1 348 000 € |
| Appui à l’Université Royale d’Agriculture | 1 545 000 € |
| Fonds Social de Développement | 1 140 000 € |
| Structuration du secteur culturel | 865 000 € |
| TOTAL | 11 530 905 € |
« Appui à l’Université des Sciences de la Santé »
Ce projet vise à favoriser la reconstitution d’un corps médical de qualité, pour aider le système de santé cambodgien à faire face à ses besoins. L’offre universitaire demande à être stabilisée, la qualité pédagogique améliorée et l’Université des Sciences de la Santé mise en réseau. la faculté de pharmacie bénéficie de la création de deux laboratoires de créés par les fondations Mérieux et Fabre.
« Conservation du Patrimoine Angkorien et développement durable »,
dont l’objectif principal est de permettre au Cambodge d’assurer durableme,nt la protection et la gestion de leur patrimoine, en conciliant activités scientifiques, artistiques, religieuses, touristiques, commerciales, agricoles et artisanales dans une logique de protection du site, inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité. Les trois composantes de cette intervention s’organisent autour de la restauration du Temple du Baphuonart289], de l’appui institutionnel à APSARA pour la mise en valeur du site, et de la formation au patrimoine. Le projet est en partie mené en partenariat avec le Ministère français de la culture et l’Ecole Française d’Extrême Orient (EFEO).

« Appui à l’Etat de Droit ». Ce projet, qui participe d’un objectif global de reconstitution de l’Etat de droit et de formation des cadres du système judiciaire, dispose de trois volets :
« Appui à l’enseignement du français »
Cette intervention clé fournit un soutien à l’enseignement du français et à la formation des professeurs, en privilégiant les filières d’enseignement du français spécialisé dans les universités. Il se traduit également par un appui au projet des classes bilingues et à la recherche en linguistique et aux études khmères.
« Modernisation de la Fonction Publique » , qui a pour objectif de doter l’administration d’outils de gestion modernes et de formation efficaces des agents publics, par un appui à la définition d’une politique nationale, via l’appui apporté au Conseil de la Réforme administrative, et par le renforcement des capacités de l’Ecole Royale d’Administration.
« Université Royale d’Agriculture », afin de renforcer les compétences des enseignants et le développement des capacités de recherche et d’ingénierie de formation de l’Université et particulièrement de son Ecole supérieure des sciences agricoles.
« Fonds Social de Développement ». La lutte contre la pauvreté et le soutien au secteur social représentent l’un des axes prioritaires de la politique de coopération française au Cambodge. Le Fonds Social de Développement (FSD) s’inscrit parfaitement dans cette stratégie : en fournissant un appui direct à la société civile, il permet de cibler les populations les plus défavorisées.
Le FSD a pour objectifs de répondre concrètement à des problématiques de lutte contre la pauvreté et d’aide à la bonne gouvernance, par des appuis apportés aux ONG locales ; de motiver et d’appuyer la structuration de la société civile cambodgienne.
Les secteurs prioritaires identifiés concernent la santé, l’éducation, l’accès aux services publics, le développement urbain et péri-urbain et la création d’activités génératrices de revenus.
=> Trois axes s’imposent pour chacune des actions financées :
« Structuration du secteur culturel » qui repose sur la mise en place d’un centre consacré à la mémoire audiovisuelle du Cambodge, complété par les formations appropriées du secteur et par un appui à la création d’un vivier d’artistes et de techniciens.
PROJETS MOBILISATEURS BENEFICIANT AU CAMBODGE :
Ces projets se distinguent des précédents en ce qu’ils touchent à des problématiques et thèmes sectoriels transversaux de développement, d’envergure régionale et de participation multilatérale.
| Intitulé | Montant Total | enveloppe CAMBODGE | Principaux Opérateurs |
|---|---|---|---|
| Synergie - Réseau de formation au Management et à la gestion (Laos, Cambodge, Vietnam, Thaïlande) | 2 980 000 € | 468 000 € | FDSE |
| Formation aux négociations commerciales multilatérales et intégration favorable au marché mondial (Cambodge, Laos) | 1 913 300 € | 1 116 000 € | CNUCED |
| Valorisation de l’écrit en Asie du Sud-Est | 1 500 000 € | 942 000 € | SIPAR |
| Valorisation du français en Asie du Sud-Est | 5 500 000 € | 310 000 € | MAE |
| TOTAL | 6 392 800 € | 2 386 000 € |
Synergie - Réseau de formation au Management et à la gestion (Laos, Cambodge, Vietnam, Thaïlande), qui concerne l’appui et la mise en réseau des formations au management et à la gestion. Au Cambodge l’URDSE est l’université partenaire qui en bénéficie.

Formation aux négociations commerciales multilatérales et intégration favorable au marché mondial - (Cambodge, Laos)
La France apporte une assistance pour aider le Cambodge à conformer sa législation aux exigences de l’OMC à travers un programme de renforcement des capacités à se positionner sur les marchés internationaux.
Valorisation de l’écrit en Asie du Sud-Est. Lancé en janvier 2004 sur le constat du besoin de préserver et promouvoir le patrimoine écrit commun au Cambodge, Laos et Vietnam, ce programme favorise l’émergence d’éditions nationales et de collections régionales, notamment en direction des jeunes lecteurs, par le biais d’une formation professionnelle spécialisée.
Valorisation du français en Asie du Sud-Est est un projet régional(Cambodge, Laos, Vietnam) de renforcement des capacités des ministères de l’Education, des universités, des écoles et instituts assurant la mise en oeuvre des programmes liés aux Français dans une démarche multi-partenariale à dimension régionale.
L’appui à l’Université Royale de Droit et des Sciences Economiques, dont l’enjeu est d’assurer la formation de cadres compétents en droit, sciences économiques et gestion. L’URDSE bénéficie d’un partenariat développé avec les Universités de Lyon II et III depuis 1993. Le projet a permis le lancement de deux nouveaux Masters en droit international des affaires et en gestion et management.
L’Institut National de l’Education et le Département d’Etudes Francophones de l’Université Royale de Phnom Penh, partenaires de ce programme de soutien à l’enseignement du français. Les interventions comportent également d’autres volets : appui à l’enseignement du français spécialisé dans les universités, au projet des classes bilingues et à la recherche en linguistique et aux études khmères.
L’Institut de Technologie du Cambodge, dont la vocation est de former des ingénieurs et techniciens supérieurs dans des secteurs à forts besoins pour le développement du pays tel le génie chimique, alimentaire, électrique et énergétique, le génie civil, l’informatique et la communication, le génie industriel et mécanique ainsi que le génie rural, bénéficie annuellement d’un important appui de la part de la coopération française. Grâce à cette aide, la qualité pédagogique des diplômes et de l’offre de formation et l’adéquation avec l’économie sont reconnues et les débouchés des étudiants assurés. L’Institut joue aujourd’hui un rôle moteur dans le développement économique du pays, alors que son fonctionnement et la qualité de ses formations lui donnent valeur de modèle pour l’ensemble des établissements de l’enseignement supérieur du pays.
Mission d’appui aux actions internationales des ONG : Les crédits de la MAAIONG sont destinés au cofinancement de projets de développement initiés par des ONG françaises intervenant au Cambodge. Doté de 1, 2 M€ en 2008, ce fonds a pour objectif de soutenir les initiatives de terrain des associations françaises pour l’amélioration des conditions de vie des populations et le renforcement de la société civile au Cambodge.
Le Centre Culturel Français . Il intervient dans les domaines de l’enseignement, de la coopération linguistique et éducative, de l’information et de l’action culturelle. Les interventions dans le domaine culturel ont trait à la formation, la création et la diffusion, en impliquant artistes cambodgiens et français dans une volonté de mettre en miroir les deux cultures.
Bourses d’études. L’ambassade de France attribue chaque année des bourses afin de permettre à de jeunes cambodgiens de bénéficier du financement de leurs études de niveau master et doctorat, dans les disciplines s’inscrivant dans les objectifs assignés à l’aide française.
Ecrits et médiathèques : l’appui au secteur de l’édition est au centre de ce programme mis en œuvre via le Bureau du livre. Il s’agit d’une part de réunir et soutenir les différents acteurs des métiers du livre au Cambodge, et d’autre part d’encourager et d’organiser les activités de rencontres littéraires.
Coopération audiovisuelle. La promotion de la diversité culturelle, qui passe par la promotion de la francophonie dans les média, appelle un appui au développement de l’audiovisuel. Ce dernier s’effectue sur la base d’une coopération en formations diverses avec la chaîne nationale TVK et sur les autres nombreux programmes français/francophones diffusés au Cambodge.
Par ailleurs, le festival de films « CinéMékong », organisé chaque année par le CCF, a permis la création du prix du meilleur scénario, contribuant à l’identification des nouveaux talents.
L’Institut Pasteur du Cambodge remplit des missions de santé publique, de recherche biomédicale et de formation. Les études et recherches menées dans le cadre de la lutte contre le sida, la tuberculose, la malaria et désormais les maladies émergentes sont soutenus par la France. Un laboratoire de recherche de niveau P3 confortera dés 2008 le rôle international et de référence que tient l’Institut. Le volet formation repose sur la transmission du savoir et des compétences, avec la participation de l’Institut aux cursus de l’Université des Sciences de la Santé dans les disciplines biologiques.
Pour en savoir plus : www.pasteur-kh.org
L’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS) en partenariat avec le Ministère de la Santé du Cambodge depuis 1995, mène des recherches sur le VIH/SIDA en liaison étroite avec le NCHADS (National Centre for HIV/AIDS Dermatology and STDs). Ces recherches biomédicales et en sciences humaines et socio-économiques s’inscrivent dans le cadre des axes prioritaires du programme national de lutte contre le VIH/Sida. Elles visent notamment à améliorer la prévention, le dépistage et la prise en charge thérapeutique de l’infection VIH et des infections associées (en particulier la tuberculose) chez l’adulte et chez l’enfant. Elles sont réalisées en collaboration avec l’Institut Pasteur du Cambodge, les hôpitaux nationaux, le GIP Esther, les ONG locales et internationales. L’éthique et les bonnes pratiques sont les fondements de la conduite de ces études structurantes, auxquelles sont associées des actions de renforcement d’infrastructures locales, de formation et de transferts technologiques sur place.
Pour en savoir plus : www.anrs.fr
L’initiative ESTHER « Ensemble pour une Solidarité Thérapeutique Hospitalière En Réseau » vise à faciliter l’accès à une prise en charge de qualité des personnes vivant avec le VIH/Sida. Basée sur le jumelage d’hôpitaux et le partage d’expertise, elle concerne deux sites aux Cambodge : l’Hôpital Calmette à Phnom Penh, jumelé avec l’Hôpital du Kremlin Bicêtre et l’hôpital provincial de Siem Reap, jumelé avec le CHU de Brest.
Le programme démarré en 2003 met l’accent sur :
En 2008, l’initiative ESTHER a contribué à la prise en charge de 3500 personnes vivant avec le VIH, dont 2400 sont sous antirétroviraux.
Pour en savoir plus : www.esther.fr