Vernissage du concours d’architecture de l’Institut français du Cambodge (06/10/2015)

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Mesdames Messieurs,
Chers étudiants,
Chers Amis,

Je suis heureux, pour la deuxième année consécutive, d’assister à la proclamation des résultats et au vernissage du concours d’architecture 2015 de l’Institut français du Cambodge. Il s’agit d’un événement très attendu dans le calendrier de l’Institut.
Ce concours est en effet désormais bien connu des architectes et des étudiants à Phnom Penh car nombre d’entre eux y ont participé depuis sa création en 2008. Cette année, des étudiants de huit universités ont concouru.

Permettez-moi de rappeler brièvement les objectifs de ce concours :
-  Il s’agit tout d’abord de donner la possibilité à des architectes en herbe de se confronter à la réalité du métier, en s’essayant au difficile exercice du concours, avec l’aide de professionnels reconnus, en l’occurrence les architectes Hok Kang, Chan San, Ivan Tizianel et Yvon Chalm, qui les ont accompagnés de leurs conseils tout au long du processus.
-  Ensuite, il s’agit de susciter de nouvelles idées et de nouvelles approches en offrant un espace plus libre que celui de l’univers académique ou professionnel et encourager une réflexion personnelle des futurs professionnels sur leur discipline.

Cette année, le thème choisi, en hommage à Le Corbusier dont nous commémorons le cinquantenaire de la mort, est celui de « l’Immeuble-Villa ». Ce concept, bien que jamais réalisé par le grand architecte, a joué un rôle central dans la stratégie développée par celui-ci dès les années 20.
Le Corbusier voulait en effet concilier, les espaces privatifs du logement de type pavillons entourés d’un jardin et les espaces collectifs de l’immeuble.

Malgré sa complexité, ce thème de « l’Immeuble/Villa/Jardin » a semblé particulièrement pertinent aux architectes « commissaires » du concours de cette année, dont Seng Vannak, directeur adjoint du bureau de l’urbanisme de la Ville de Phnom Penh. En effet la capitale doit aujourd’hui faire face à de nombreux défis, qui font d’ailleurs l’objet d’échanges cette semaine entre une délégation conduite par le gouverneur de Phnom Penh et les services de la Ville de Paris. En pleine mutation, connaissant une croissance démographique rapide, le ville de Phnom Penh a besoin d’un habitat collectif abordable et de qualité alors que ses habitants, pour la plupart, sont attachés à la dimension familiale de l’habitation. Par ailleurs, cette croissance et le climat exigent la protection et le développement des espaces verts.

Les étudiants ont décidé de relever la difficile gageure de donner une traduction concrète à ce concept déroutant et qui fait un peu penser à la phrase célèbre de l’humoriste français Alphonse Allais au début du 20ème siècle : « On devrait construire les villes à la campagne, l’air y est tellement plus pur ! ». Force est de reconnaître en tout cas que ce concept n’a jusqu’à présent pas donné lieu a beaucoup de réalisations convaincantes.

J’espère que l’année prochaine il sera possible de donner plus d’ampleur encore à ce concours en en faisant l’aboutissement d’un travail mené conjointement par des étudiants en architecture cambodgiens et français, dans l’esprit de la « Culture en partage », devise de l’Institut français.

Avant de proclamer les résultats et de découvrir les huit interprétations données par les étudiants de l’ITC, Limkokwing, Panasastra, Norton University, Build Bright University, l’Université Royale des Beaux-Arts, Mekong University et Phnom Penh Institute of Technology, je veux signaler que cet événement est le premier d’un cycle d’expositions, de conférences et de films sur l’architecture et l’urbanisme qui se tiendront à l’Institut français jusqu’à la fin novembre.

Je tiens également à remercier les architectes Kok Hang, Chan San, Ivan Tizianel et Yvon Chalm qui justement feront une conférence sur l’Immeuble-Villa jeudi prochain, ainsi que toute l’équipe de l’Institut français.

Merci.

Dernière modification : 07/10/2015

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