Réunion des chercheurs français au Cambodge (01/07/2016)

JPEG

Mesdames et messieurs les chercheurs et professeurs,
Chers collègues,

J’ai souhaité être présent à l’ouverture de votre réunion pour saluer l’initiative prise par le service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade dans un domaine important mais qui n’est pas forcément bien connu, y compris de vous-mêmes, dans toute sa richesse et sa diversité. Je remercie l’Institut français de nous accueillir. C’est bien sûr sa vocation naturelle mais je reviendrai dans un instant sur son rôle dans le dispositif.

Merci aussi à vous toutes et à vous tous d’avoir répondu à notre invitation pour ce moment d’échanges qui doit être pour vous l’occasion de faire connaissance, si ce n’est déjà fait, d’exposer vos réflexions et vos travaux et surtout, je l’espère, de nouer de nouvelles collaborations.

Comme vous le savez, la diplomatie scientifique est une partie intégrante de l’action extérieure de notre pays, comme en témoigne l’existence, de longue date, d’une direction en charge de ces questions au sein du ministère des affaires étrangères et du développement international. Il s’agit pour nous de mettre la recherche au service du rayonnement et de l’attractivité de la France mais aussi de contribuer au développement des pays du Sud. Ces deux dimensions sont présentes au Cambodge.

En effet, la France est depuis longtemps active ici dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche. Grâce à vous, la recherche française est bien présente au Cambodge où sa qualité fait l’objet d’une forte reconnaissance de la part des autorités mais aussi du grand public. Je pense notamment, mais pas seulement, au patrimoine et à la santé, domaines historiques de notre action dans ce pays.

Le Royaume a beaucoup progressé depuis la signature des Accords de Paris, il y a 25 ans, et la stratégie de substitution des années quatre-vingt-dix a fait place à une démarche plus partenariale. Les experts techniques français placés auprès des universités, des centres de recherche ou des ministères y contribuent activement et je tiens à les saluer au passage car je vois que la plupart d’entre eux sont parmi nous aujourd’hui. La constitution de capacités de recherche et la formulation de stratégies communes sont bien sûr au cœur de nos préoccupations.

Plus précisément, aujourd’hui, nous devons avoir pour objectifs le renforcement des capacités scientifiques, la formation de jeunes chercheurs, l’autonomisation progressive des équipes locales, leur insertion dans les communautés scientifiques régionale et internationale, autant d’axes structurants et de défis pour les années à venir.

Je forme le vœu que vos échanges soient créateurs de synergies et que cette rencontre soit suivie d’autres, dont vous pourrez définir vous-mêmes les modalités. Plus généralement, je souhaite que vos travaux et les discussions à venir contribuent à la visibilité et au développement de la recherche française au Cambodge. J’ajoute que votre travail est indissolublement lié à la francophonie puisque, dans bien des domaines, les chercheurs cambodgiens doivent exploiter des sources en langue française.

Je terminerai en ajoutant que l’équipe de l’Institut Français du Cambodge et celle du service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade ne sont qu’une. Et cette équipe sera toujours très heureuse de vous permettre de partager les résultats de vos recherches avec le public. N’hésitez donc pas à la solliciter en ce sens. Je pense notamment à la tribune que vous offre ce bel Institut français où certains d’entre vous ont déjà donné des conférences de haute tenue. Je suis frappé depuis mon arrivée au Cambodge par le niveau et la richesse de l’expertise disponible et qui ne demande qu’à être partagée. Je ne peux que vous y encourager.

Je vous souhaite d’excellents travaux. Merci.

Dernière modification : 01/07/2016

Haut de page