
L’Ambassadeur a présidé le jeudi 25 octobre, au Centre Culturel Français de Phnom Penh, la quatrième Rencontre annuelle avec les Organisations Non Gouvernementales cambodgiennes ou françaises opérant au Cambodge.
Plus d’une centaine de représentants d’associations et d’acteurs du secteur privé et de la coopération institutionnelle se sont réunis pour dialoguer sur l’évolution des modalités d’action des ONG au Cambodge au regard de l’évolution économique et sociale du pays.
Dans leurs interventions, l’Ambassadeur, le Conseiller Culturel et le Directeur de l’agence locale de l’AFD ont souligné les changements de fond que la croissance économique cambodgienne laissait anticiper quant à l’évolution de l’aide (passage progressif du statut de PMA à celui de PRI). Ils ont présenté les enjeux de la déclaration de Paris de 2005 sur l’efficacité de l’aide et ses premières conséquences, illustrées par un cas pratique.
Six représentants d’ONG et d’entreprises sociales, aux montages institutionnels variés ont ensuite fait part de leur expérience professionnelle et de leurs parcours, permettant ainsi d’amorcer une réflexion sur la vocation des ONG et leurs possibles évolutions ; à savoir le Cambodian Mutual Savings and Credits, émanation du Centre international du Crédit Mutuel, le Centre de formation aux systèmes d’information, mis en place par Enfants du Mékong avec l’aide d’Accenture, Hagar International, la société commerciale Artisans d’Angkor, issue du milieu ONG, l’Ecole hôtelière Paul Dubrule et Phare Ponleu Selpak.
Le débat qui a suivi a notamment permis de mettre l’accent :
sur le rôle structurant des ONG par rapport aux insuffisances des secteurs sociaux, avec une mention spécifique pour la formation professionnelle (adéquation formation-emploi, taxe d’apprentissage, réinsertion dans le monde du travail et emplois réservés) ;
sur l’évolution institutionnelle en cours, notamment celle des ONG de production, l’absence de loi sur les sociétés coopératives, le problème de l’accès au foncier, la khmérisation des ONG françaises et in fine l’évolution nécessaire du cadre juridique actuel ;
sur l’avenir des partenariats, qu’il s’agisse de la division du travail entre ONG, du parrainage, du mécénat d’entreprises, de la contractualisation avec l’Etat et les collectivités locales et bien sûr des relations entre les sociétés civiles françaises et cambodgiennes.
La coopération française soutient de nombreux projets mis en œuvre par les associations opérant au Cambodge, soit à travers le Fonds Social de Développement, qui s’adresse aux ONG locales, soit en recourant aux crédits de la Mission d’appui à l’action internationale des ONG qui concerne les associations françaises. L’ambassade dispose annuellement d’environ deux millions d’Euros pour mener à bien ces actions et finance chaque année une trentaine de nouveaux projets.
