Réception des bacheliers 2015 du Lycée Descartes et décoration de M. Alfonsi (30/06/2015)

Réception pour les bacheliers du lycée Descartes et la remise de ses insignes de chevalier des palmes académiques à M. Jérôme Alfonsi 30 juin 2015

JPEG

Monsieur le proviseur,
Mesdames et Messieurs les enseignants,
Chers parents d’élèves,
Chers élèves,

Je suis heureux de vous accueillir à la résidence de France pour la cérémonie de fin de cycle terminal. Il s’agit d’un moment important, et même quelque peu solennel, de la vie de l’établissement et plus encore de la vie des élèves et de leurs parents. En tant qu’ancien bachelier moi-même et parent de bacheliers, je sais ce que vous ressentez les uns et les autres : un sentiment de soulagement et de fierté. Il y a aussi le frisson de la page nouvelle qui s’ouvre.

Je voudrais commencer par adresser mes plus vives félicitations à nos nouveaux bacheliers. Vous avez franchi avec succès ce rite de passage de la vie française, parfois contesté dans ses modalités mais rarement remis en cause dans son principe. C’est d’abord la consécration de votre parcours scolaire et le début d’une nouvelle étape. Quelle que soit l’orientation que vous avez retenue, je vous souhaite de nouveaux succès pour vos études supérieures et votre future carrière professionnelle. J’espère que, à votre tour, vous rejoindrez ces nombreux anciens élèves qui se désignent eux-mêmes comme « cartésiens » et qui parlent avec nostalgie des années passées au lycée Descartes.

Je saisis cette occasion pour féliciter ceux d’entre vous –élèves et enseignants- qui ont contribué à l’ouvrage sur l’histoire de l’établissement, qui sera prochainement publié dans le cadre d’un projet pédagogique innovant et dont le rayonnement dépassera, j’en suis sûr, les murs du lycée. J’ai pu constater il y a quelques semaines la qualité du travail de recherche historique sur la première guerre mondiale, exposé à l’Institut français du Cambodge aux côtés de planches du dessinateur Tardi, et dont le journal Khmer Times s’est fait l’écho vendredi dernier dans son supplément francophone. J’attends donc avec impatience la publication de cet ouvrage que j’ai eu le plaisir de préfacer, aux côtés de Sa Majesté la Reine-Mère.
Si ce succès au baccalauréat récompense votre travail personnel, le mérite en revient aussi à vos enseignants que je remercie pour leur engagement à vos côtés. Je saisis donc cette occasion pour remercier toute l’équipe enseignante du Lycée Descartes qui vous a accompagnés pendant votre scolarité. Les très bons résultats globaux enregistrés cette année par le lycée, 25 reçus sur 27 candidats, soit un taux de réussite de 93%, dont 76% avec mention (5 mentions très bien, 6 mentions bien), sont là pour confirmer l’excellence pédagogique de l’établissement qui lui vaut la confiance des familles, y compris de certaines qui ne sont pas naturellement tournées vers le système éducatif français. J’ai une pensée pour vos camarades qui n’ont pas connu le succès cette année et leur souhaite le meilleur pour l’année prochaine.

C’est aussi l’occasion de remercier votre proviseur, Hervé Touron, et de lui dire au revoir alors qu’il s’apprête à regagner la France au terme de sa mission. Hervé Touron aura effectué un travail remarquable à la tête de l’établissement, dans des conditions que je sais difficiles et ses mérites en sont d’autant plus grands. Les résultats de cette session du baccalauréat ne pourront que le conforter quelques semaines avant son départ. Je lui adresse tous mes vœux pour la suite de sa carrière et sa prochaine installation en Bretagne, qui correspond, ai-je cru comprendre, à ses aspirations. Nous accueillerons à la rentrée son successeur, M. Guillaume Froeschel, qui nous arrivera de Tahiti, et qui aura pour mission de diriger un établissement comptant près de 1000 élèves.

Chers élèves,
Votre proviseur va maintenant vous remettre des médailles conçues par la Monnaie de Paris pour commémorer votre succès au baccalauréat.

Avec M. Touron, nous avons pensé que notre rencontre de ce soir nous fournissait aussi l’occasion de mettre à l’honneur l’un de vos enseignants, Jérôme Alfonsi, professeur d’éducation physique et sportive, qui a été nommé dans les Palmes académiques, mais n’a pas encore reçu ses insignes. Quel rapport, me direz-vous, avec le baccalauréat ? Ce rapport n’est pas que circonstanciel puisque l’EPS fait partie des épreuves du bac et peut même, pour certains élèves, permettre de décrocher une mention.

Vous connaissez tous les mérites de Jérôme Alfonsi tels qu’il a pu les démontrer au sein du lycée Descartes mais sachez qu’ils sont bien antérieurs à son arrivée à Phnom Penh puisque c’est l’ambassadeur de France au Kenya qui avait proposé que cette distinction lui soit décernée, il y a plus de deux ans. C’est avec plaisir que je m’acquitterai de cette tâche aujourd’hui.

Jérôme Alfonsi,
Enseignant d’EPS depuis 2003, vous avez exercé dans des établissements en France, dans le Maine-et-Loire et en Seine Saint-Denis avant de céder à la tentation du grand large : d’abord à Pointe-Noire, au Congo, puis à Nairobi, au Kenya, enfin ici à Phnom Penh. Chaque fois, vous ne vous êtes pas contenté de faire votre métier d’enseignant mais vous avez pris de nombreuses initiatives pour proposer des activités périscolaires, d’une variété impressionnante, et pour contribuer au rayonnement de vos établissements à travers la participation à des compétions sportives ou des échanges avec d’autres écoles, locales ou internationales.
La lecture de votre curriculum vitae montre que vous disposez d’une palette très large de compétences, ayant vous-même pratiqué de nombreux sports. Il me semble toutefois que le rugby constitue dans votre parcours un fil rouge, ce qui n’est pas étonnant compte tenu des valeurs que véhicule ce sport. Ceci vous a conduit à faire partager votre passion à vos élèves, mais aussi à des adultes que vous avez encadrés. Au Kenya, vous dirigiez ainsi l’équipe des « Gaulois » de Nairobi, ce qui vous a valu de la part de vos adversaires le surnom – affectueux j’en suis sûr- d’Obélix. Vous vous êtes également impliqué dans le développement de la pratique du rugby par des populations défavorisées, au Congo comme au Kenya. Je sais que le rugby reste un élément important de votre engagement professionnel et personnel, au sein du lycée comme à l’extérieur puisque vous êtes l’entraîneur des équipes nationales et apportez votre soutien à l’ONG Balopp, qui développe la pratique de ce sport au Cambodge.

Mais il n’y a pas que le rugby, il y aussi le football, autre fil rouge de votre parcours de sportif et d’enseignant. Aussi suis-je heureux de vous remettre ce ballon fabriqué pour la coupe du monde au Brésil l’an dernier. Celui-ci m’a été remis par mon collègue Ambassadeur du Pakistan, pays qui avait décroché le marché pour sa fabrication. Ne disposant pas d’un terrain de foot à l’ambassade, malgré sa superficie, j’ai pensé qu’il serait mieux utilisé par vos élèves.

Engagement, goût du partage, générosité, voilà quelques mots qui vous définissent et qui expliquent pourquoi nos autorités ont souhaité vous distinguer en vous nommant dans les palmes académiques, ordre créé par décret impérial en 1808 et dont je vais avoir maintenant le plaisir de vous remettre la médaille de chevalier.
Jérôme Alfonsi, au nom de la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, nous vous faisons chevalier de l’Ordre des palmes académiques.

Dernière modification : 15/07/2015

Haut de page