Participation de l’ambassadeur à la Journée de la Francophonie au Sénat (17/03/2017)

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Excellence Monsieur TEP Ngorn , Deuxième Vice-Président du Sénat,
Son Altesse RoyaleTesso Sisowath,,
Mesdames et Messieurs les Sénateurs,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Mesdames et Messieurs les Représentants du Parlement francophone de Wallonie-Bruxelles,
Mesdames et Messieurs les Sénateurs représentant le Sénat Français,
Chers collègues du corps diplomatique,
Mesdames et Messieurs représentant la communauté d’affaires francophone,
Chers étudiants,
Chers amis.

Je suis reconnaissant au Sénat du Royaume du Cambodge d’avoir bien voulu m’inviter à prendre la parole à l’ouverture de la seconde édition du séminaire « Quelles perspectives pour la Francophonie au Cambodge ? ». Il s’agit d’un rendez-vous important de la semaine de la Francophonie.

Je me réjouis de le faire en présence d’un large public, témoignant de la vivacité de la Francophonie au Cambodge, mais aussi de représentants de pays membres de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Je salue notamment les parlementaires venus du Parlement francophone de Wallonie-Bruxelles et du Groupe d’amitié France-Cambodge du Sénat français qui nous font l’honneur d’être présents aujourd’hui.

Avant d’aborder les thèmes de ce séminaire, permettez-moi de rendre hommage à une grande personnalité francophone qui vient de nous quitter : Samdech Vibol Panha SOK An. J’ai eu souvent l’occasion de le rencontrer, notamment dans le cadre de mes fonctions de co-président du CIC Angkor, et je regretterai l’homme de culture, fin connaisseur de la langue française et passionnément attaché au riche patrimoine cambodgien. Je m’associe à la peine de sa famille et de ses proches.

Excellences,
Mesdames et Messieurs,

Pour 2017, l’Organisation Internationale de la Francophonie s’est proposée de mettre en avant les notions d’innovation et de partage, deux dimensions bien présentes dans les deux tables-rondes de ce jour :

Je commencerai par évoquer la Francophonie économique. Le Royaume du Cambodge, membre de l’ASEAN, évolue désormais dans un environnement où l’anglais est la langue de travail. Il a néanmoins une carte à jouer grâce à la francophonie : les marchés d’aujourd’hui et de demain se situent certes sur le continent asiatique mais aussi sur le continent africain. Le riz cambodgien se trouve déjà sur les étals de Libreville au Gabon ! Les entreprises cambodgiennes qui souhaitent avoir accès à ces marchés, doivent le faire en français.

Je suis souvent interpelé sur l’employabilité des jeunes francophones ou sur la pertinence d’apprendre le français quand les entreprises françaises travaillent elles-mêmes en anglais. Je vous ferai la réponse que je donne habituellement : dans un monde où tout le monde maitrisera plus ou moins bien l’anglais, la pratique d’une autre langue, en l’occurrence le français, ouvrira l’immense espace de la francophonie. Par ailleurs, une entreprise française au Cambodge aura toujours tendance à privilégier un Cambodgien plurilingue à un candidat qui ne parle que la langue anglaise. Je salue dans ce contexte l’initiative du Ministère de l’Education, de la Jeunesse et des Sports d’avoir rendu obligatoire dans le nouveau plan des études à l’école, l’anglais mais aussi le français à partir du grade 7. C’est à la fois ambitieux et lucide pour l’avenir du Royaume. Le Sénat cambodgien suit également ces questions de près et la contribution de S.E. Mann Choeurn, Président de la commission éducation, nous le rappellera.

Aujourd’hui, les marchés économiques de la Francophonie attendent le Cambodge et les entreprises cambodgiennes exportatrices de riz ou de textile mais aussi celles du secteur tertiaire issues de la technologie informatique peuvent être très compétitives en français ! Je sais les chambres de commerce très actives et leur participation à la table ronde sur la Francophonie économique témoigne bien de l’importance du sujet.
L’autre table-ronde sera consacrée à la francophonie numérique. A en croire certains, il y aurait presqu’une contradiction dans les termes, l’anglais étant devenu la langue dominante du cyberespace. Or, sur l’internet, le nombre de pages en français arrive en deuxième position après celui des pages en anglais. Cette tendance étant exponentielle, il y en aura de plus en plus, tout comme il y aura de plus en plus de francophones à l’avenir.

Nous avons aujourd’hui un échantillon de ce qui existe aujourd’hui au Cambodge dans ce secteur très dynamique du numérique où nous voyons arriver de plus en plus de jeunes entrepreneurs qui assurent le lien entre les savoir-faire français et les entreprises cambodgiennes. L’ambassade de France, pour sa part, est heureuse d’animer un groupe de travail sur le numérique qui associe les acteurs publics et privés du secteur et dont l’ambition est de favoriser de nouvelles coopérations entre nous. Les perspectives sont prometteuses dans ce pays où la jeunesse , qui représente près de 70% de la population, est de plus en plus connectée.

Excellences,
Mesdames et Messieurs,

Pour finir, je vous souhaite des échanges fructueux et je remercie de nouveau les parlementaires pour l’intérêt qu’ils portent à la vitalité de la Francophonie. Je salue les organisateurs de cette journée et tout particulièrement l’action remarquable du bureau de la Francophonie près le Secrétariat Général du Sénat.

Je vous remercie.

Dernière modification : 20/03/2017

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