Ouverture de la 22ème session plénière du CIC Angkor (03/12/2015)

Excellence Monsieur le vice Premier Ministre,
Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres,
Excellence, Monsieur le Gouverneur de Siem Reap,
Excellence Monsieur le Directeur Général de l’APSARA,
Mon cher co-président, Ambassadeur Kumamaru,
Madame la représentante de l’UNESCO au Cambodge,
Mesdames et Messieurs les représentants du corps diplomatique,
Monsieur le Secrétaire scientifique permanent,
Messieurs les experts ad hoc,
Mesdames, Messieurs,

Ce 22ème CIC Angkor se tient dans un contexte international particulièrement difficile. Je ne fais pas seulement référence aux terribles attentats qui ont endeuillé la France, le 13 novembre dernier, mais à tous les actes terroristes récents inspirés par la haine et l’obscurantisme qui frappent les femmes et les hommes mais aussi la culture et le patrimoine.

Permettez-moi, dans cette enceinte dédiée à la préservation et à la valorisation du patrimoine, de citer un passage de l’intervention de M. François Hollande, président de la République française, lors de la 38ème session de la conférence générale de l’UNESCO, le 17 novembre dernier, quelques jours à peine après les attentats de Paris : « Aujourd’hui, en nous tenant debout, déterminés face à la terreur, nous voulons marquer notre attachement indestructible à la liberté et au dialogue des cultures. Tout le contraire de l’obscurantisme, du fanatisme, du fondamentalisme, de l’islamisme radical. L’histoire nous l’apprend : ce sont toujours les totalitarismes et les intégrismes qui interdisent la musique, brûlent les livres, détruisent le patrimoine, tentent d’effacer la mémoire de ceux qui les précèdent. ».

Ayant rappelé que les temples d’Angkor faisaient partie des sites parmi les plus symboliques de la liste du Patrimoine mondial, le président de la République a ajouté : « C’est toujours la même tentative des pouvoirs totalitaires de vouloir faire que leurs crimes touchent à la mémoire. Les fanatiques s’en prennent aux vivants, mais ils s’en prennent aussi aux morts, ils s’en prennent à tout ce qui constitue l’humanité, à l’humanité d’aujourd’hui, de demain et également à celle d’hier. Les terroristes voudraient tout effacer, la jeunesse, la culture, la vie, en même temps l’histoire et la mémoire ».

Dans un contexte où le devoir collectif de préservation du patrimoine de l’humanité et la promotion de la diversité culturelle et du dialogue des cultures sont plus importants que jamais, le rôle de notre CIC Angkor apparaît irremplaçable.

Car c’est bien sur le dialogue que repose tout le travail du CIC, dialogue qui favorise l’émergence des meilleures solutions, qu’il s’agisse de sauvegarde du patrimoine, de valorisation économique du site et, de manière de plus en plus aigüe, de développement durable. Cette dimension environnementale, déjà présente puisqu’elle constitue la priorité de la troisième décennie du CIC, bénéficie d’une résonance particulière au moment même où se tient à Paris la conférence des Nations unies sur les changements climatiques, dite COP 21.

A cet égard, nous devons être exigeants et ouverts au débat afin de trouver ensemble des solutions innovantes permettant de conjuguer promotion du tourisme et protection de l’environnement. En cela aussi, le CIC constitue un espace original de réflexion et d’innovation qu’il est essentiel de valoriser au-delà de son périmètre de compétence. C’est encore, semble-t-il, un chantier auquel il nous faut travailler.

Ces solutions innovantes sont de plus en plus portées par l’Autorité nationale APSARA, qui célèbre cette année ses 20 ans. En 20 ans, l’APSARA n’a cessé de monter en puissance et je saisis cette occasion pour saluer l’action de son précédent directeur général, SE Bun Narith, et adresser mes vœux les plus chaleureux de succès à son successeur SE Sum Map.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

L’année dernière, en concluant la 21ème session plénière, j’appelais de mes vœux une réflexion sur l’organisation de nos travaux pour permettre au CIC de rester fidèle à sa vocation originelle. Depuis, cette réflexion collective a eu lieu entre les co-présidents, l’Autorité nationale APSARA et l’UNESCO. Elle s’est traduite notamment par la décision de tenir deux sessions techniques, l’une en juin et l’autre en décembre et de rationaliser les ordres du jour. Désormais, les sessions techniques doivent se focaliser sur la mise en œuvre des recommandations des experts ad hoc, les aspects nouveaux des projets en cours et les initiatives innovantes tandis que la session plénière doit se concentrer davantage sur les sujets à dimension stratégique. C’est dans cet esprit qu’ont été bâtis les ordres du jour qui vous ont été proposés pour cette session plénière et la session technique qui l’a précédée.

Riche de son histoire et de ses succès, pouvant s’appuyer sur une Autorité APSARA de plus en plus robuste, le CIC Angkor a donc montré qu’il pouvait s’adapter et nous serons intéressés de connaître vos vues sur ces évolutions. Ainsi les sessions techniques et plénières pourront-elles jouer pleinement de leur complémentarité et conférer au CIC toute sa valeur ajoutée pour les décideurs comme pour les équipes techniques que je tiens à saluer pour le travail remarquable qu’elles accomplissent.
Je déclare ouverte la 22ème session plénière du CIC Angkor et vous remercie par avance de votre participation active et constructive.

Dernière modification : 07/12/2015

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