Avec un don de 650 000 dollars US environ, le Cambodge est l’un des premiers bénéficiaires de l’initiative française dite des 5%, contribution supplémentaire de la France au fonds mondial contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, afin de financer des expertises techniques dans les pays francophones.
Le projet de recherche et de formation sur les résistances au paludisme, présenté par le Centre National de Malariologie (CNM) avec l’appui de l’Institut Pasteur fait ainsi partie des premiers projets retenus par le Comité de pilotage de l’Initiative lancée fin 2011. Il vise à accroitre les capacités techniques du CNM pour la surveillance de l’émergence et de la diffusion des souches multi-résistantes et à renforcer les compétences des acteurs impliqués dans la lutte contre le paludisme au Cambodge. Il entend ainsi répondre à une véritable problématique de santé publique, le Cambodge étant reconnu comme l’épicentre de l’émergence de la résistance du P. falciparum à la plupart des antipaludiques recommandés par l’Organisation Mondiale de la Santé. Malgré les progrès réalisés au cours des dernières années, la lutte contre le paludisme reste une priorité au Cambodge, où environ 2,5 millions d’habitants vivent en zone d’endémie, principalement dans les zones forestières.
Pour mémoire, l’Initiative 5% mobilisera jusqu’à 18 millions d’euros par an pour l’ensemble des pays bénéficiaires du Fonds mondial.
