
Les CCEF sont des chefs d’entreprise, ressortissants français ou d’un pays européen, nommés pour trois ans par décret du Premier ministre sur proposition du ministre chargé du Commerce extérieur. Ils sont regroupés au sein d’une association, le Comité national des Conseillers du commerce extérieur de la France (CNCCEF) fondé en 1898.
Les CCEF au Cambodge
À Phnom Penh, cinq chefs d’entreprise français forment le groupe des « CCEF Cambodge » qui se réunit tous les mois autour de l’Ambassadeur pour discuter du climat des affaires et prendre des initiatives pour développer l’activité des entreprises françaises au Cambodge. Dans le cadre de la relance de la relation franco-cambodgienne, les CCEF ont préparé un « Livre blanc 2010 ». Ce document, qui sera partagé avec les autorités françaises et cambodgiennes, se livre à une analyse des points forts et faibles de plusieurs secteurs (finances et banques, distribution, infrastructures, agroalimentaire, etc.) et suggère des pistes d’amélioration pour attirer davantage d’investisseurs français au Cambodge.

Fondée en 1998, la Chambre de commerce franco-cambodgienne (CCFC) est la plus importante association d’affaires occidentale au Cambodge (142 membres). Son action est complémentaire de celle du Service économique de l’ambassade et des CCEF. Elle s’attache
notamment à :
Défendre les intérêts du secteur privé en participant activement aux groupes de travail
sectoriels mis en place par le gouvernement ;
Promouvoir les échanges commerciaux et les investissements entre la France
et le Cambodge ;
Favoriser les relations entre les communautés d’affaires française et cambodgienne ;
Favoriser les relations entre les différentes associations d’affaires non francophones
au Cambodge.
Tous les mois, la CCFC organise des déjeuners-débats, associant des intervenants, pour faciliter l’accès de ses membres à l’information économique, politique et sociale du pays. La CCFC offre une large palette de services destinés aux entreprises déjà implantées au Cambodge comme aux entreprises désireuses de pénétrer ce nouveau marché. Le Département de l’emploi francophone, issu du partenariat avec l’Agence universitaire de
la francophonie, accueille les diplômés cambodgiens des cycles francophones de l’AUF et facilite leur placement professionnel. Le Forum des Carrières, dont la 1ère édition a eu lieu en mai 2005, a pour but de créer une plate-forme de rencontres entre employeurs et futurs employés, jeunes professionnels ou étudiants en fin de cycle.
La 1ère édition du Salon des créateurs s’est tenue à l’initiative de Madeleine de Langalerie et de Prim Phloeun, à Phnom Penh du 4 au 7 février 2010. Une douzaine de créateurs et designers se sont réunis pour faire découvrir des pièces inédites, toutes élaborées au Cambodge. Occasion de mettre en valeur le savoir-faire des designers et des produits nationaux, en particulier la soie du Cambodge, ce salon a mis à l’honneur un art et un artisanat khmers revisités. En raison de son succès, une 2ème édition est déjà programmée à
l’occasion de la Semaine française à Phnom Penh du 1er au 7 novembre 2010.

Une usine de décorticage de riz a été créée en 2008 près d’Udong par l’entreprise Golden Rice. Elle s’approvisionne en paddy auprès des paysans cambodgiens en vue d’exporter du riz transformé vers l’île de La Réunion et l’Union européenne. Golden Rice est une co-entreprise entre la société française URC (Usinage et Conditionnement de Riz), le groupe réunionnais Chong-Fah-Shen et un partenaire cambodgien, M. Sok Hach.
Cet investissement de plus de 10 millions de dollars a été initié à l’origine pour assurer l’approvisionnement en riz de l’île de La Réunion, qui en consomme annuellement plus de 50 000 tonnes et dont c’est la principale denrée alimentaire de base. Les industriels et distributeurs ont décidé, avec le soutien de la Chambre de commerce de l’île, de créer une filière d’approvisionnement en riz dans un pays asiatique, et de créer une usine de décorticage.
Le riz est transporté par camions d’Udong à Sihanoukville, puis acheminé par bateaux vers la Réunion.
Le montage financier de l’opération a bénéficié d’un prêt de Proparco, la filiale de l’Agence française de développement. Dorénavant, l’usine est capable d’assurer une transformation de plus en plus sophistiquée, et elle a commencé ses exportations de riz cambodgien vers l’Union européenne.
