Décoration du Docteur Jean-Claude Garen (21/11/2014)

A l’occasion de la remise des insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur au Docteur Jean-Claude Garen, en présence de S.E. Monsieur HOR Namhong, Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale du Cambodge le vendredi 20 novembre à la Résidence de France, le discours suivant a été prononcé par l’Ambassadeur de France, M. Jean-Claude Poimboeuf .

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S.E. Monsieur HOR Namhong, Vice-Premier Ministre, Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale,
Madame et Messieurs les conseillers consulaires,
Cher Docteur Garen,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

Mon épouse Mariko et moi-même sommes très heureux de vous accueillir ce soir à l’occasion de la cérémonie au cours de laquelle j’aurai le plaisir de remettre sa croix de Chevalier de l’Ordre National de la Légion d’Honneur au Docteur Jean-Claude Garen.

S.E. Monsieur HOR Namhong a bien voulu nous honorer de sa présence, qui confère un relief particulier à cette cérémonie. Je l’en remercie bien vivement.

Docteur Garen,

Vous êtes une personnalité bien connue de la communauté française du Cambodge et certains pourraient considérer qu’il n’est pas utile de vous présenter. Vous êtes d’ailleurs entouré de vos amis, qui vous connaissent bien. Toutefois, et votre modestie dût-elle en souffrir, je vais me conformer à la tradition en rappelant les qualités qui justifient que la République ait choisi de vous distinguer. Vous avez déjà un long et riche parcours et je me bornerai à rappeler les principales étapes de votre itinéraire.

Après avoir exercé la médecine en France pendant huit ans, vous avez décidé de participer à des missions médicales humanitaires à l’étranger et plus particulièrement au Vietnam. C’est à l’occasion d’une de ces missions que vous avez choisi de vous installer au Cambodge. C’était en 1995 et vous avez trouvé que le Cambodge était un pays si attachant que vous ne l’avez plus quitté. Vous y avez ouvert un cabinet médical et un dispensaire de médecine humanitaire dans la province de Kandal. Pendant cette période, vous avez aussi œuvré en qualité de conseiller médical pour le Ministère du développement rural et créé un centre médico-sportif pour les athlètes cambodgiens.

En 1996, un an après votre installation et donc dans un délai très rapide, vous avez été nommé médecin référent de l’ambassade de France au Cambodge. Vous n’avez cessé depuis de répondre aux multiples sollicitations de la section consulaire de l’ambassade pour aider à la prise en charge médicale d’un compatriote accidenté ou malade et faciliter son rapatriement. D’un naturel généreux, vous vous êtes souvent investi au-delà de ce qui était attendu d’un médecin référent. J’ai plusieurs exemples en tête.

Vous vous toujours montré disponible pour informer nos compatriotes sur les questions de santé. Vos interventions très documentées sur l’environnement sanitaire du Cambodge sont particulièrement appréciées lors des réunions du comité de sécurité présidées par l’ambassadeur ou des réunions d’information destinées aux nouveaux arrivants à l’ambassade. Non sans humour, vous y dépeignez volontiers un pays certes séduisant et riche d’une biodiversité exceptionnelle, mais où les tracas de santé peuvent survenir à tout moment si l’on ne mesure pas les risques auxquels nous expose son environnement ou si l’on ne prend pas les précautions élémentaires.

Au début des années 2000, vous avez ouvert à Siem Reap, puis à Phnom Penh, la « Naga Clinic, que vous dirigez aujourd’hui et qui constitue un établissement de référence.

Docteur Garen,

Dès le début de votre carrière, vous avez souhaité vous impliquer dans la vie sociale. Vous avez ainsi été conseiller municipal de la ville de St Jean d’Angely, en Charente-Maritime, pas loin de Cognac, où vous avez même créé une radio locale en 1981.

Votre installation au Cambodge ne vous a pas coupé de vos racines et notamment du rugby, cher au Sud-Ouest de la France. Très impliqué dans la médecine sportive, joueur de rugby vous-même, vous avez fondé en 1996 le premier club de rugby au Cambodge ainsi qu’une école de rugby, toujours active.

La République ne distingue pas tous les médecins ni tous les joueurs du rugby. Les autorités françaises souhaitent en revanche saluer votre engagement philanthropique au service des plus démunis. En 2008, vous avez en effet créé avec quelques autres compatriotes l’Association d’Entraide des Français résidents au Cambodge (AEFC). Cette association travaille en étroite liaison avec l’ambassade pour apporter une aide psychologique et matérielle aux résidents français en difficulté. Cette association de bienfaisance a su mobiliser, au fil des années, nombre de nos compatriotes qui ne ménagent pas leurs efforts au service des Français en difficulté et susciter la générosité d’une communauté sensible à la détresse humaine. Ce n’est pas le moindre de vos mérites que d’avoir pris cette initiative et contribué à pérenniser l’action de l’AEFC, soutenue par les pouvoirs publics et unanimement appréciée.

Docteur Garen,

Vous vous êtes distingué tout au long de votre carrière par vos multiples contributions pour améliorer l’environnement sanitaire au Cambodge, au bénéfice notamment des plus vulnérables, Français comme Cambodgiens.

Vos qualités professionnelles et humaines vous valent la reconnaissance de la communauté française du Cambodge, de vos nombreux amis cambodgiens et, aujourd’hui, des autorités françaises qui ont décidé de vous nommer dans la Légion d’Honneur, notre premier ordre national.

Docteur Garen, au nom du Président de la République et en vertu des pouvoirs qui nous ont été conférés, nous vous faisons Chevalier de l’Ordre National de la Légion d’Honneur.

Dernière modification : 15/07/2015

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