Commémoration du 98ème anniversaire de l’Armistice - Résidence de France - (11/11/16)

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Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs les conseillers consulaires,
Mesdames et Messieurs les représentants d’associations d’Anciens combattants,
Mesdames, Messieurs les représentants des forces armées et de la sécurité publique,
Mesdames, Messieurs les représentants du lycée Descartes,
Chers élèves,
Mesdames et Messieurs,
Chers collègues,
En ce 11 novembre 2016, qui marque le 98ème Anniversaire de la fin de la Première Guerre Mondiale, j’ai l’honneur de vous faire part du message qu’adresse au monde combattant le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire, en cette journée de commémoration de la victoire et de la paix et d’hommage à tous les morts pour la France, ceux des guerres mondiales, d’Indochine, d’Afrique du Nord ainsi que nos soldats des opérations extérieures.

Début de citation

« Le 11 novembre 1918 annonçait la fin des combats que personne n’osait plus espérer. Cette date mettait fin au long cortège de morts, de blessés, de mutilés, de traumatisés, de veuves et d’orphelins qui accompagnait la Grande Guerre depuis plus de quatre ans. Le Centenaire du premier conflit mondial est l’occasion pour les Françaises et les Français de commémorer cette journée avec une émotion particulière, tant cette histoire est liée pour chacune et chacun d’entre nous à une histoire familiale.

Commémorer le 11 novembre, c’est répondre à la nécessité du souvenir, de l’hommage aux morts et de l’expression de notre reconnaissance. L’année mémorielle 2017 en sera une nouvelle occasion alors que nous nous apprêtons à commémorer l’offensive du Chemin des Dames, à témoigner notre amitié aux Etats-Unis, entrés en guerre le 6 avril 1917, et aux Canadiens qui se sont illustrés dans la prise de Vimy le 9 avril de cette même année.

Commémorer le 11 novembre, c’est aussi comprendre les droits des anciens combattants hérités de cette guerre et l’indispensable structure d’aide, de soutien et d’accompagnement.

Créé dans l’urgence des combats en 1916, l’Office national des mutilés et réformés deviendra l’office national des anciens combattants et victimes de guerre et dont nous célébrons le centenaire cette année, remplit toujours, un siècle plus tard, ses missions historiques de reconnaissance, de solidarité et de réparation au profit de toutes les générations combattantes, de la Seconde Guerre mondiale aux opérations extérieures, en passant par les soldats engagés en Indochine et en Afrique du Nord.

Soucieux de pérenniser et d’inscrire dans la pierre l’hommage rendu chaque 11 novembre aux Morts pour la France dans les théâtres extérieurs, le Président de la république a décidé qu’un monument, dont les travaux seront lancés en 2017 à Paris, sera dédié à ces femmes et à ces hommes qui ont payé de leur vie leur engagement pour la défense de notre pays et de ses valeurs. Ce futur Haut-lieu de la mémoire nationale entend témoigner à la jeune génération combattante la reconnaissance éternelle de la Nation et rappeler aux Françaises et Français que la liberté dont ils jouissent est aussi due à l’engagement de ces femmes et de ces hommes qui, jusqu’au sacrifice de leur vie, sont prêts à la défendre.

Veillons à ce qu’aucun de nos enfants ne l’ignore en poursuivant l’indispensable travail de mémoire. »

Fin de citation

Mesdames et Messieurs,

Ici, à Phnom Penh, n’oublions pas les quelque 100 000 combattants venus de l’ancienne Indochine qui participèrent au premier conflit mondial. Dès 1915, 4600 ouvriers rejoignirent la métropole pour travailler dans l’aviation mais le gros des troupes arriva à partir de 1916, pour constituer dix-neuf bataillons de tirailleurs indochinois (BTI), auxquels il faut ajouter 9000 infirmiers et 5000 conducteurs automobiles, soit au total 43000 personnes. Parallèlement, près de 49000 travailleurs originaires du Tonkin, de l’Annam, de Cochinchine et du Cambodge furent envoyés en France pour être employés dans des usines et dans l’administration.

Ces troupes ont combattu en France, sur le chemin des Dames en 1917 puis dans les Vosges en 1918, mais aussi sur le front d’Orient à partir de 1916.
Je suis heureux que les élèves du Lycée Descartes, avec leurs enseignants d’histoire, aient mené un travail pédagogique sur la contribution des Cambodgiens à l’effort de guerre et aient choisi d’honorer la mémoire de ceux qui sont tombés à travers une plaque commémorative. Je les en remercie.

Honneur à tous les combattants morts pour la Patrie !
Vive la France !

Dernière modification : 11/11/2016

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