23ème session plénière du CIC Angkor (25/01/2017)

Siem Reap, 25 janvier 2017

Allocution de l’Ambassadeur de France, co-président du CIC Angkor



Excellence Mme Phoeurng Sackona, Ministre de la Culture et des Beaux-Arts,
Excellences Mesdames et Messieurs les représentants du Gouvernement Royal du Cambodge et du Palais Royal,
Excellence M. Sum Map, directeur général de l’Autorité nationale APSARA,
Excellence Monsieur l’Ambassadeur Horinouchi, co-président du CIC Angkor,
Chers collègues du corps diplomatique et de l’UNESCO,
Mesdames et Messieurs les professeurs, chercheurs et experts,
Mesdames et Messieurs,

Nous arrivons au terme de nos travaux et je souhaite exprimer mes plus vifs remerciements à tous ceux qui ont apporté leur contribution active au bon déroulement de cette 23ème session plénière du CIC Angkor : le gouvernement royal et l’Autorité nationale APSARA pour leur généreuse hospitalité ; l’UNESCO pour le secrétariat technique ; mon co-président japonais, l’Ambassadeur Horinouchi, et bien sûr l’ensemble des experts cambodgiens et étrangers venus du monde entier et dont la contribution est essentielle au bon fonctionnement de notre CIC.
L’année prochaine, le CIC Angkor aura 25 ans déjà. En un quart de siècle, ce forum a montré sa solidité et sa pertinence qui lui ont valu d’être considéré comme une référence internationale, tout récemment encore à la Conférence sur le patrimoine culturel en péril, qui s’est tenue les 2 et 3 décembre à Abou Dabi sous co-présidence des Emirats Arabes Unis et de la France. Permettez-moi d’y ajouter un motif de satisfaction personnelle, ne pouvant oublier que j’ai eu le privilège d’assister à la Conférence de Tokyo d’octobre 1993 qui a décidé de la création du CIC Angkor.

En attendant de célébrer ce nouvel anniversaire, après celui des vingt ans du CIC en 2013, je me félicite d’ores et déjà de la réussite du CIC nouvelle formule que nous avons inauguré il y a deux ans. La tenue, chaque année, de deux sessions techniques en plus de la plénière permet en effet un travail de fond plus efficace et régulier. Ce calendrier allège également l’ordre du jour de la session plénière qui peut dès lors se concentrer sur des sujets plus transversaux ou stratégiques comme nous l’avons fait cet après-midi sur les questions liées à la billetterie et sur les aspects financiers, séance qui a permis de passer quelques messages utiles.

Comme à chaque session du CIC-Angkor, nous avons pu faire un point du suivi des recommandations de la session précédente et je remercie le professeur Beschaouch pour son rôle irremplaçable à cet égard. En ma qualité de co-président, je me permets de souligner que ces recommandations n’ont d’intérêt que si elles font l’objet d’un suivi précis et effectif.

Nous avons également pris connaissance avec intérêt d’avancées significatives sur les chantiers en cours et de nouvelles découvertes. Je félicite à cette occasion les équipes en charge pour la qualité de leur travail sur le terrain et des rapports présentés à l’occasion de cette session. Je me réjouis notamment de l’émergence de nouveaux champs de recherche comme l’archéométallurgie.

L’adoption du code de conduite des chercheurs est une avancée bienvenue. Au-delà des chercheurs eux-mêmes, ce code gagnerait à être endossé officiellement par les institutions de recherche.

Le CIC s’est penché avec un soin particulier sur les questions liées au plan général d’aménagement touristique et, d’une façon plus générale, sur les recommandations relevant, de près ou de loin, du développement. L’intégrité du site, visuelle, architecturale, paysagère, la nécessité d’aménagements légers, respectueux de cet environnement unique et des obligations imposées par son classement au Patrimoine mondial de l’humanité sont des points qui ont été soulignés et rappelés, à raison. Nous nous devons, collectivement, d’être attentifs à ce qu’aucun projet d’infrastructure ou d’établissement commercial ne vienne compromettre le site d’Angkor et le modèle qu’il constitue jusqu’à présent. Nous avons notamment entendu l’expression d’inquiétudes sur les constructions dans les zones 1 et 2. Un dialogue renforcé entre l’Autorité nationale APSARA et les autorités locales est certainement nécessaire et notre CIC est également fondé à en débattre.

Nous avons adopté de nouvelles recommandations. Compte tenu des présentations que nous avons entendues, je souhaite souligner l’importance particulière de celles qui concernent le développement durable, priorité, je le rappelle, de la troisième décennie du CIC. Un point d’application particulièrement important concerne, nous l’avons compris, la parc national du Mont Kulen.

Je salue également, avec une émotion particulière, la communication qui a été consacrée au livre sur « Le Baphuon, de la restauration à l’histoire architecturale ». Ce magnifique ouvrage, résultat d’un travail de plus de quinze ans consacré au plus emblématique des temples-montagnes d’Angkor vient rappeler le rôle de Pascal Royère, trop tôt disparu, dans ce chantier de grande ampleur, mais aussi souligner la contribution du CIC et de mon pays à cette entreprise. Nul doute que ce livre imposant trouvera une place éminente dans le corpus scientifique consacré à Angkor.

La mémoire de Pascal Royère me donne l’occasion d’évoquer une nouvelle fois l’importance de la formation et du transfert de compétences aux autorités cambodgiennes et notamment à l’Autorité nationale APSARA. Il y a deux ans, lors de ma première participation au CIC-Angkor, je saluais l’ouverture du centre de formation d’Angkor. Cette année, je me félicite de ce que cette dimension essentielle soit toujours une priorité pour la plupart d’entre nous. C’est notamment la vocation du chantier du Mébon, mené par l’Ecole Française d’Extrême-Orient, qui comportera lui aussi une forte dimension dans le domaine de la formation.

Pour conclure, je vous renouvelle mes remerciements pour votre participation active et votre attention jamais démentie. Je vous donne rendez-vous pour la 24ème session plénière du CIC Angkor.

Dernière modification : 26/01/2017

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